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Sur ce que l'on sait de son quotidien et des gens avec lesquelles il
vit, Orlando
Pompeu fait involontairement une peinture ingénue ou «naïve».
S'il était américan, il serait «hyperréaliste» mais l'émigration
physique ou spirituelle ne le séduit pas et c'est autour de Fafe que
notre peintre trouve son monde.
Ainsi, entre les deux pôles, d'une fonction esthétique sophistiqués,
poil à poil, peau
à
peau, ride à ride, et Ia connaissance directe de ces poils, peux,
rides, des bas faites avec Ia laine et pouillé ou des enfants mal
nourris — l'art de Pompeu a son choix nécessaire et suffisant. Elle
est insolite.
Je
ne sais pas bien s'il y en a ou s'il y a eu au Portugal des
hyperréalistes d'imitation ou d'autres modes avec un an et demi de
durée possible. Je ne m'aurais pas inquiété avec eux. Mais si avec
Pompeu, en regardant sa peinture et en lui écoutant ses explications
appliquées qui viennent du fond de son village à travers les
personnes et les objects.
II
semble regarder Ia vérité comme le vieux fils aîné «Camilien» qui
connaissait les certitudes de son village que Ia grande ville ne
pouvait pás détruire...
Les mains ridées que Pompeu peint ou les cous noircis, les barbes
sans raser, Ia potée d'Enfants rompus, ils ont et ils auront des
années de travail qui ne changeront jamais dans le monde de misère,
fatalité et résignation auquel le peintre s'est habitué avec son
expérience qui est née là...
Pompeu pratique, avec une conviction aimable et tranquile, un art
qui est agréable et qu'on aime regarder.
C'est comme s'il invintait de nouveau un monde invisible avec son
évidence quoti-dienne, modeste, obstinée et seulement impertinente à
Ia fin car personne ne l'atten dait comme ça a Fafe et même a Paris.
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